Le président du Mali est allé faire un tour à Strasbourg.
Il a été "envouté" par le réseau de tram strasbourgeois!!!
Et du coup, le maire de Strasbourg, Roland Ries (PS) est en train de lui vendre un tramway de production locale qui est comme du canada dry, il ressemble au tramway, mais ce n'est pas un tramway, c'est un truc qui coute aussi cher, et est bien moins efficace, avec une durée de vie bien moins longue; le Translor!!!
Et lorsqu'on parcourt les forums maliens, tout le monde croit que c'est un vrai tram qui va être construit, et même avec 2 lignes!!!!
Comment imaginer un Translor fonctionner correctement au Mali???
En France, il faut nettoyer le rail régulièrement, remplacer les pneus qui s'usent comme sur un bus, il faut aussi consommer plus d'energie pour le déplacer, ils ont des capacités bien moindre, et là, on est en train d'entuber le gouvernement malien en lui vendant un truc qui n'est pas au point et par la même invendable!!!!!!
On veut anarquer les maliens en les prenant pour des imbéciles, comme on l'a fait à Nancy, Clermont, etc....
D'autant que le Mali aurait sans doute eu des choses plus vitales et prioritaires à construire avant de balancer des milliards ou de s'endetter là dedans; écoles, centres de soins, réseau électrique fiable, tout à l'égouts, et j'en passe....
Un petit texte qui explique le projet aux maliens;
http://www.info-matin.net/index.php?opt ... &Itemid=55
Bamako : demain le Tramway
Écrit par Toure Sambi
Résoudre le casse-tête de la mobilité urbaine par une option avant-gardiste qui sort des chantiers battus et mettre Bamako au cœur de la grande ambition et de la vision futuriste que sous-tend le PDES, tel est le Projet.
Vaste chantier pharaonique d’ambition pour la Capitale du Président ATT qui commence à se concrétiser à travers la signature d’une convention d’aménagement de deux lignes de tramway à Bamako.
Le Palais de Koulouba a abrité samedi dernier la cérémonie solennelle de signature de l’aménagement de deux lignes de tramway à Bamako. Sous la présidence du Chef de l’Etat, le Général ATT, et en présence d’un parterre d’hôtes de marque, dont plusieurs ministres et l’ambassadeur de France au Mali, SE Michel Reveyrand De Menthon, la cérémonie a vu la signature de deux conventions entre la France et notre pays. La première relative à la livraison des équipements a été signée, côté malien par le ministre de l’Équipement et des Transports, Ahmed Diane SEMEGA, et côté français par Jean François ARGENCE, représentant du groupe Lohr industrie. La seconde relative au renforcement de la coopération décentralisée et l’appui au District de Bamako en vue d’acquérir des infrastructures modernes, sera paraphée par les élus des deux villes : Adama SANGARE, pour Bamako, et Roland RIES, pour Strasbourg.
Le Tram, un Projet présidentiel
La signature de ces deux conventions marque officiellement la première étape du chantier du Tramway de Bamako. Composé de deux lignes de 10 Km chacune (pour un départ), le Tram de Bamako qui a l’ambition de résoudre l’équation de la mobilité urbaine à travers la Ville de Bamako, s’inscrit dans le cadre du programme gouvernemental d’urbanisation, de modernisation, d’équipement de notre capitale en infrastructures urbaines adéquates. D’un coût estimatif d’environ 180-200 milliards FCFA, le Projet de Tram de Bamako s’insère en toute logique dans les priorités du PDES comme étant un des grands chantiers du président de la République : «Nous ne pouvons plus nous contenter, en matière de transport collectif, seulement des minibus (les sotrama) et autres véhicules de transport en commun. C’est pourquoi, j’ai souhaité une ligne de tramway dans le District », réitéra en substance le Président ATT qui, on se rappelle en avril dernier, après la visite des techniciens strasbourgeois en vue de la visite de terrain, avait motivé le projet par l’insuffisance criarde des moyens de transport collectif.
Le Tram, un luxe ?
Dans un pays endetté jusqu’au cou et au bord de la famine, comment percevoir la rationalité d’un Projet qui engloutirait près de 200 milliards ? Qu’est-ce qu’une ville comme Bamako qui manque cruellement d’eau potable, d’infrastructures sociales et scolaires et à peine de quoi s’éclairer ferait d’un Tram une priorité ? D’abord sur quelles routes va-t-il circuler le Tramway ? A la place du luxe et confort que procure le Tram, le Bamakois préfèrent-ils investir cette manne dans le bitumage des voies ou dans le curage des caniveaux… Pourtant, malgré son coût qui se chiffre à deux centaines de milliards, le Projet du Président ATT d’offrir deux lignes de Tram à la capitale est-il un luxe qui devrait être au-dessus du rêve des Bamakois ? Beaucoup de ceux qui désespèrent dans l’avenir (au regard des défis actuels) pourraient être tentés d’opiner, comme Chirac, que le Tramway est un luxe pour les Bamakois (sauf que ceux qui pensaient comme lui, en matière de démocratie, font aujourd’hui de celle-ci une conditionnalité pour leur coopération et leur aide au développement). Aussi, nous sommes de ceux qui pensent que le confort et les commodités de la technologie moderne ne sont pas seulement pour les autres, qui pensent qu’il est temps d’envisager les choses en grand en se mettant dans la dynamique des grandes agglomérations urbaines du 21ème siècle et qui disent que Bamako doit changer, singulièrement en matière de mobilité urbaine (transport collectif). En effet, comme toute les capitales africaines, Bamako connaît sa triangulaire urbaine : l’assainissement, la mobilité urbaine, l’urbanisation. Puisqu’il faut commencer par quelque chose, commençons par rendre fluide le transport dans la capitale, toute chose qui pourra nous faire l’économie de toutes ces pertes en vie humaine consécutives aux accidents de la route.
Le Tram, un projet de trop ?
Si d’autres capitales africaines (plus nanties) se projettent dans les projets de métro, la ville des Trois caïmans, qui n’est pas en deçà d’ambition, a choisi un projet plus adapté et non moins moderne : le Tramway. Tout rêve, toute ambition a un prix, un prix fort par les temps qui courent mais un juste prix pour la modernisation et l’avenir du transport collectif. Car, pour quel que parcimonieux qu’on soit, nul n’envisage le Bamako de demain avec ces « Sotrama » et ces taxis dont la moyenne d’âge est de 30 ans.
Aussi, l’impérieuse nécessité s’impose-t-elle de prendre des mesures novatrices en vue de décongestionner le centre ville et de fluidifier la circulation, notamment en favorisant d’autres types de transport collectif urbain. Si la circulation des bus peut paraître une solution casse-tête bamakois, le tramway constitue une nouvelle alternative durable, même si la pertinence du Projet présidentiel ne dissipe pour autant pas toutes les inquiétudes.
En effet, comment constituer à Bamako un réseau de Tram et par où commencer (rive droite, rive gauche, entre les deux) ?
Et comment réussir l’adéquation de nouveaux modes de transport collectif avec ceux existants déjà ? Pour la Mairie du District, maître d’ouvrage, le Tram à travers ses deux lignes, ne doit pas être considéré comme un concurrent ; mais une solution complémentaire pour développer le transport collectif à moyen et long terme dans notre capitale.
Bamako, quel Tram ?
Après les études de faisabilité, deux lignes de Tram ont été retenues en fonction de la densité de la population et des équipements desservis ; mais aussi la demande de la mobilité urbaine : une ligne Nord-Sud et une ligne Est-Ouest. Selon les études techniques réalisées par les experts français, la réalisation de chacune de ces lignes de tramway est techniquement envisageable et trouverait une justification logique à son implantation par une clientèle potentielle très importante.
La ligne Nord-Sud qui s’inscrit, selon la Mairie du District, dans les réflexions et réalisations en cours liées au PDES, devrait relier la porte d’entrée Sud du district de Bamako au centre-ville, en passant par la route nationale 7, l’avenue de l’OUA, le Pont de Martyrs, le Boulevard du Peuple, la gare ferroviaire de Bamako. Pour qui connaît l’importance du trafic entre les deux rives (près de 20.000 personnes/heures dans un sens), on mesure l’aubaine que constituera cette ligne pour les populations, notamment celles de la rive droite.
Quant à la ligne Est-Ouest, elle reliera le quartier ACI 2000 à Boulkassoumbougou, en passant par le boulevard Cheick Zayed, Ouolofobougou, la rue Abdoul Diamani, la gare ferroviaire de Bamako, la Promenade des Angevins, l’Hippodrome (avenue Al Qoods), la zone industrielle (route de Koulikoro). Cette ligne qui ne s’inscrit pas dans la démarche PDES, en ne faisant que tangenter l’anneau SOTRAMA, offrira cependant une opportunité de réintroduction d’espaces publics variés le long de son parcours entre le rail et les routes actuelles (places, parc urbains, jardins, « ramblas », etc.)
Le Tram à Bamako, quoique novateur, n’est pas la panacée et sa seule mise en service ne va pas résoudre, comme un coup de baguette magique, l’équation de la mobilité urbaine. Mais elle contribuera de façon substantielle à soulager les populations et à fluidifier la circulation dans la ville de Bamako. Aussi, le projet présidentiel s’insère-t-il dans un schéma global de planification du développement de Bamako en la matière. Selon les concepteurs du Projet, il s’agira entre autres, d’une part, de tendre vers une complémentarité SOTRAMA / tramway que ce soit en rabattement ou pour la desserte des autres axes secondaires, de réformer les transports collectifs ; d’autre part de restructurer l’ensemble du réseau de Transport collectif, enfin d’adapter un plan de circulation pour le centre-ville et mettre en application une politique de stationnement...
Le Tram, une utopie ?
Les études techniques de faisabilité sont achevées et les autorités maliennes sont non seulement satisfaites mais très enthousiastes. En effet, la plupart des difficultés potentielles ont trouvé des réponses adéquates et les conventions ont été signées le samedi dernier. Mais comment résoudre l’équation électrique et relier les deux rives avec des ponts engorgés ?
Selon les experts, le franchissement du Niger via le pont des Martyrs ne pose aucun problème d’un point de vue technique, l’ouvrage ayant fait l’objet d’un contrôle technique précis et détaillé en 2006, contrôle qui a conclu à son bon état général, sous réserves de quelques réparations à effectuer. L’affectation des 2 voies de circulation au tramway ne présente donc pas d’aggravation des cas de charges appliqués à l’ouvrage, qui dispose donc de la structure nécessaire pour supporter le passage du tramway. En plus, le positionnement des poteaux supports de ligne aérienne ne pose pas de difficulté particulière puisque la structure du pont, avec une pile tous les 28m, permet d’y fixer un support de ligne aérienne, qui pourra également recevoir l’éclairage public.
Pour ce qui est de l’électricité, comparativement à certains de ses voisins, le Mali dispose d’un bon réseau de distribution de l’électricité qui s’intensifiera très prochainement grâce à la réalisation de l’interconnexion avec la Côte-d’Ivoire et le Sénégal. L’alimentation du tram sera donc possible avec un très haut niveau de sécurité, estiment les experts.
Le Tram, pour qui ?
Selon les données statistiques disponibles, le trafic entre les deux rives du Fleuve se repartit comme suit : 5% pour les taxis, 10% pour les voitures particulières, 25% pour les mobylettes, 60% pour les Sotrama. L’objectif du Projet Tram est de ramener l’équation à : 5% pour les taxis, 10% pour les voitures particulières, 15% pour les mobylettes, 30% pour les Sotrama, et 40% pour le tramway (voire le tabmeau ci-contre)Pour parvenir à ce résultat, et faire face à la forte demande potentielle, le Projet présidentiel prévoit : l’utilisation de tramways de grande capacité (STE6), un tramway toutes les 4 à 5 minutes sur l’ensemble des lignes, une capacité d’accueil de 6 personnes/m2, soit environ 360 personnes/rame (voire le tableau ci-dessous).
Afin d’assurer cet objectif, les concepteurs du Projet tablent sur un parc de 28 à 32 rames STE6, d’une capacité maximale de 360 passagers en exploitation simultanée pour les périodes de pointe. Le kilométrage annuel moyen de chaque rame sera d’environ 60 000 km, conformément aux normes observées sur les réseaux tramway européens.
Le Tram, à quel Coût ?
Selon le rapport des experts, si le Projet Tramway coûtera environ 180-200 milliards de nos francs, que pourrait coûter l’exploitation et l’entretien de ce nouveau mode de transport collectif ?Sur la base d’estimations de coûts de main d’œuvre, de l’expertise du Groupe LOHR et des tarifs d’électricité transmis par Electricité du Mali (EDM), les coûts annuels d’exploitation de la première ligne de tramway de Bamako pourraient osciller entre 8,5 et 11,5 Milliards FCFA. Le service public n’a pas de prix, mais quelle sera la rentabilité d’un Tramway qui aura déjà englouti environ 200 milliards ?
Selon les estimations des experts, dès sa mise en service les lignes du Tramway pourraient reprendre environ 50% du trafic de voyageurs actuel, soit entre 80.000 et 130.000 voyages/jour pour la ligne Nord-Sud et 50.000 à 75.000 voyages/jour pour la ligne Est-Ouest. Pour un trafic annuel sur le nouveau support collectif estimé entre 15 millions (Est-Ouest) et 40 millions (Nord- Sud) de voyageurs.
Les ressources générées par le Tram dépendront largement du mode de tarification. Plusieurs options sont à l’étude :
-une tarification unique «au voyage», sur une base identique au coût d’un trajet en Bus (150 à 200 FCFA) ;
-une tarification combinée «au déplacement», permettant de réaliser un trajet en bus et en SOTRAMA (150 à 200 FCFA, à répartir entre les opérateurs de transport) ;-un système «d’abonnements réseau» annuels, mensuels ou hebdomadaires, limitant le coût pour les usagers et les recettes;
-un financement par imposition locale…
En tout état de cause, estiment les experts, les recettes tarifaires du Tram ne permettront pas de couvrir les charges d’exploitation, même en excluant l’amortissement de l’investissement initial. A titre indicatif, le déficit d’exploitation avec une tarification «au voyage» de 150 FCFA/voyage oscillerait entre 4 et 6 milliards de FCFA/an. Mais comme dans toute grande agglomération, ce service public a un coût qui n’est pas forcément compensé par les recettes.
Le Tram, du rêve à la réalité
L’objectif du président de la République est-il tant de faire du chiffre ? La République est aussi sociale et les exigences d’une capitale moderne requièrent des investissements et des infrastructures nouvelles pour assurer le bien-être, la quiétude et le confort des populations. Le choix du Tram pour moderniser les transports collectifs n’est à cet égard point un luxe hors de la portée de notre pays.
Les difficultés de la circulation, les nombreux accidents de la route avec leurs conséquences en pertes en vies humaines, ont aussi un coût économique important, néfaste pour l’Etat et les ménages. A cela s’ajoute, argumentent les concepteurs du Projet Tramway, les problèmes environnementaux comme la pollution de l’air à Bamako qui si on ne prend garde sera demain un véritable problème de Santé Publique.
Pour le Président de la République et la Mairie du District, il s’agit donc de développer des logiques urbaines globales et durables, de concevoir des projets et des stratégies de qualité grâce à une politique volontariste. C’est ce choix et cette ambition, explique le Maire du District, Adama SANGARE, qui devraient désormais impulser toute conduite de projet dans le District de Bamako. Il s’agira donc, d’une part, adopter des approches transversales permettant de raisonner globalement en liant développement urbain et besoin en transports tout en assurant la cohérence territoriale et, d’autre part, travailler de concert avec l’ensemble des acteurs pour systématiser la culture de l’évaluation des projets et des stratégies au travers du filtre du développement durable. Pour lui, le Projet présidentiel de Tramway n’est ni une chimère ni une incongruité, mais une réalité qui et une nécessite incontournable que Bamako ne peut et ne doit élaguer encore moins reléguer au dernier rang de ses priorités.
Par Sambi TOURE
Mercredi 18/11/2009


il a réussi à vendre son Translor, qui est une daube
!!! Il à imposé ses wagons de ferroutage qui coutent une fortune,
alors que les Suisses roulent avec des petites roues,pas plus mal que nous
!!! Lohr à un pied dans le militaire...pas brillant ! 